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À l’occasion de la journée internationale des droits des enfants

CP: Ernesto Bafile Photography

CP: Ernesto Bafile Photography

Toutes les décisions qui sont importantes pour la bonne marche de la planète ont été prises sans la consultation des enfants. Fort souvent, on ne se demande pas si les enfants ont leurs mots à dire face aux difficultés que traverse la planète. Oh, bien sûr il est clair que l’inaccessibilité à l’éducation et aux informations pourrait causer le manque de participation des enfants lors de ces prises de décisions. Cependant, en 2015, une enfant de treize ans à reçu le prix Nobel de la paix, ce qui veut dire que toute de même les enfants peuvent contribuer à l’avènement d’un monde meilleur. Selon la Déclaration des Droits de l’Enfant publié le 20 novembre 1959, un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable. Ce qui implique que l’âge pour mettre un terme à l’enfance d’un être varie selon le pays. Internationalement, on ne reconnaît les droits des enfants que bien tard dans l’histoire. Malgré la Déclaration des droits de l’enfant, aucune imposition n’a été faite aux États en cas de non-respect de ses principes. Pour conjurer ce mal, le 20 novembre 1989, les Nations Unies ont publié la Convention Internationale relative aux Droits de l’Enfant, le premier texte international qui impose aux États signataires l’application formelle de cette dite Convention à l’échelle nationale. La lutte pour le respect des droits de l’enfant est une lutte jeune. C’est seulement le 07 septembre 1990 que les États signataires l’ont ratifiée dans leurs pays. En 2018, sur les 196 pays signataires, 195 appliquent la Convention, avec pour seule exception les États-Unis d’Amérique qui ne l’ont pas encore ratifiée . Considérons-nous l’avis des enfants? Est-ce qu’ils ne se sentent pas interpelés par rapports aux grosses difficultés que traverse la planète ? Quels seraient leurs avis sur le réchauffement climatique, le racisme, la faim, la guerre de Gaza et au Yémen ? 

 

La Déclaration des Droits de l’Enfant pose dix principes fondamentaux

 

1) Le droit à l’égalité, sans distinction de race, de religion ou de nationalité.

2) Le droit à une attention particulière pour son développement physique, mental et social

3) Le droit à un nom et à une nationalité

4) Le droit à une alimentation, à un logement et à des soins médicaux appropriés

5) Le droit à une éducation et à des soins spéciaux quand il est handicapé mentalement ou physiquement

6) Le droit à la compréhension et à l’amour des parents et de la Société

7) Le droit à l’éducation gratuite et aux activités récréatives

8) Le droit aux secours prioritaires en toutes circonstances

9) Le droit à une protection contre toute forme de cruauté, de négligence et d’exploitation

10) Le droit à la formation dans un esprit de solidarité, de compréhension, d’amitié et de justice entre les peuples

 

Dans le cas d’Ayiti, les droits de l’enfant se font bafouer tous les jours. Pas besoin d’un rapport détaillé d’une organisation non gouvernementale. On constate fréquemment des cas d’enfants esclaves communément appelés Rèstavek (un système d’esclavage d’enfants), les enfants des rues, les enfants soldats utilisé dans des activités criminelles, l’accessibilité de la drogue aux enfants, la violence physique, la pédophilie, trafic d’enfants, pour ne citer que ces cas-là. Ce sont toutes des observations quotidiennes et elles sont tellement fréquentes que l’on ne dénonce plus ces anomalies dans le pays. Ne parlons pas des dispositions de l’État pour éradiquer ces fléaux qui font si mal à notre jeune population. Quelle est la place des respects de ces droits dans la politique nationale des gouvernements ? Quelles sont les dispositions pour qu’ils soient respectés de manière structurelle ?

 

S’il est arrivé de reconnaître que tous les enfants sans distinctions de races et de classes ont des droits, c’est notre devoir et un engagement civique pour toute la population que de faire respecter ces droits par tout un chacun. Nous avons tous été enfants hier, et nous aurons tous des enfants un jour. Engageons-nous donc dans cette lutte si jeune au niveau national aussi bien qu’au niveau international pour le respect et l’application des droits de l’enfant.

 

Naiza Fadianie Saint Germain

Étudiante en sciences juridiques à la Faculté de droit de Port-au-Prince

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